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DAMBRICOURT MALASSÉ Anne

Paléoanthropologue, spécialité paléontologie humaine.

Chargée de Recherche au CNRS, habilitée à diriger des recherches (HDR)

Muséum national d’Histoire naturelle, Département « Homme et Environnement », UMR 7194 CNRS, Institut de Paléontologie Humaine (IPH)- Fondation Prince Albert 1er de Monaco, 1, rue René Panhard, 75013 Paris Tel : +33 (0)1 43 31 62 91

Courriel : iphadm@mnhn.fr
Biographie  :http://www.annedambricourt.com/biog...

l’UMR 7194 compte une douzaine de paléoanthropologues répartis entre l’Institut de Paléontologie Humaine, le Musée de l’Homme et le CERP de Tautavel http://hnhp.cnrs.fr/?663-Paleoanthr...

Membre de l’Équipe I - Dynamique des premiers peuplements humains

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Entretien avec Edgar Morin,« L’hominisation actuelle et passée », animé par Thomas Johnson, 4 octobre 2017, chaire Edgar Morin de la complexité, Essec.

CURSUS

  1. DEA de l’Université Pierre et Marie Curie (Paris VI ) en 1983, major de promotion, mention Bien
  2. PhD du Muséum national d’Histoire naturelle, 1987, avec les félicitations du jury à l’unanimité (1ère thèse en paléontologie humaine du Muséum, évolution de la mandibule dans son contexte crânien)
  3. HDR 2011, université de technologie de Compiègne (UTC), Biomécanique-Bioingénierie avec les félicitations à titre exceptionnel (Accreditation to Direct Research cum laude)
  4. Concours au corps des Directeurs de recherche du CNRS, 2017, mars 2018 (admissible non classée).

THEMES DES PROGRAMMES DE RECHERCHE  :

Deux changements de paradigme

I Les origines embryonnaires du redressement du système nerveux et de la bipédie permanente.

Nouveau fil directeur : le redressement du système nerveux et le rôle du cervelet dans le développement de la cognition et de l’émotion.

II Origines et évolution des homininés en Asie avant le Quaternaire (avant 2.588 Ma)

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE

La compréhension des mécanismes évolutifs à l’origine d’ Homo sapiens, ou en d’autres termes, du dernier seuil de la verticalisation neurale, avec une attention particulière pour leurs réactualisations.

Propos d’ Yves COPPENS 2010, Professeur honoraire au Collège de France, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie de médecine, membre du jury de l’HDR (2011)

Ce que dit Anne Dambricourt-Malassé est scientifiquement solide. Je trouve ces recherches des plus stimulantes, son discours est d’une grande qualité

Spécialités

  1. En laboratoire et en collaborations :
    - 1 La base du crâne et la face en relation avec le redressement du système nerveux central depuis l’embryogenèse.
    - 2 Les corrélations entre la position et la conformation de la loge cérébelleuse et la conformation du fémur - programme Biomorphos.
  2. Opérations de terrain : contreforts des hauts plateaux d’Asie centrale Pakistan (Hindou Kouch 1996-1997), Inde (Siwaliks 2003-2017), Chine (Yunnan-Guizhou plateau, 2009-2016) - Directions de missions archéologiques du Ministère des Affaires Étrangères et direction de programmes interdisciplinaires en Inde (géomorphologie, datations, géologie, paléontologie-taphonomie, techno-typologie, prospections et sondages).

Dernières actualités

Edgar MORIN et Anne DAMBRICOURT MALASSÉ

Débat « Sans tabou » : « L’hominisation : passée et présente »

Chaire « Edgar Morin » de la complexité, Essec, invitation. 4 octobre 2017, Paris.

https://www.youtube.com/watch?v=iS6...

19 èmes Journées Lilloises de Neuropédiatrie, « LE CERVELET », invitation, 23 novembre 2017.

« Le redressement du système nerveux dans la lignée des hominidés, nouvelles perspectives cognitives pour le cervelet ».

http://www.neurodev.fr/IMG/pdf/prog...

Séminaire de recherche de la chaire Edgar Morin de la complexité , Essec, membre du CEMAS – Centre d’Excellence Management et Société, CNIT-La Défense, 8 mars 2018. Invitation et animation.

« Le redressement du système nerveux et l’humanisation des comportements : l’anticipation, un garde-fou pour l’humain en devenir ».

http://bit.ly/2EvdgsC

Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT)

« Former autrement, un défi pédagogique » Bordeaux 4-6 avril 2018.

Table ronde et débat « Le sens de la formation et de l’apprentissage : hier, aujourd’hui demain », 350 auditeurs.

Anne DAMBRICOURT MALASSÉ et André MALICOT, ancien directeur de la formation, des études et de la recherche chez les compagnons du Devoir et du tour de France.

Radio Arts-Mada « Le pied à l’étrier » émission animée par Djillali Hadjouis, 13 mars 2018 http://arts-mada.fr/podcasts/le-pie...

Articles

DAMBRICOURT MALASSÉ A., ZHANG P., WILS P., 2018. A new molar in the Middle Pleistocene hominid assemblage of Yanhuidong, Tongzi, South China. Acta Anthropologica Sinica, 37, 1 : 1-17.

DAMBRICOURT MALASSÉ A. 2018. Une mémoire évolutive sous-jacente à l’émergence des symboles, Chap. V. In : Debono M.W. (dir), Mémoires plurielles, mémoire singulières. A l’heure du dataïsme et de l’intelligence artificielle. l’Harmattan, Colloques et Rencontres.

DAMBRICOURT MALASSÉ A., CAO B., QIANSHENG Y., ZHANG P., sousmis. Agro-pastoral rituals and shaman dances of Dahongyan rock painting, Guizhou, Southwestern China, new investigations. In B. Kotlia (Ed), Holocone civilization, Quaternary International.

- XVIIIème congrès de l’UISPP, 4-9 juin 2018, Paris

The late Pliocene prehistoric site of Masol (Northwestern India) : new dating of the geological and paleontological context of cut marks and stone tools

Avec Julien Gargani, Pierre Voinchet, Anne Dambricourt-Malassé, Mukesh Singh, Anne-Marie Moigne, Cécile Chapon-Sao, Salah Abdessadok, Alina Tudryn, Dominique Cauche, Baldev Karir, Surinder Pal

https://uispp2018.sciencesconf.org/...

The first chopper in Asian late Pliocene silts, Masol, Northwestern India : bio-lithostratigraphy, magnetostratigraphy and dating evidences

Avec Dominique Cauche, Mukesh Singh, Anne Dambricourt Malassé, Alina Tudryn, Julien Gargani, Salah Abdessadok, Cécile Chapon-Sao, Anne-Marie Moigne, Baldev Karir, Surinder Pal.

https://uispp2018.sciencesconf.org/...

Conférences

Coordonnance, Symposium « De Lucy à demain ». 21 et 22 septembre 2018. « Les origines de l’Homme debout » http://www.coordonnance.fr/actualit...

Musée d’Archéologie de Nice, site de Terra Amata « Préhistoire du Monde », 11 octobre 2018. « Une intelligence humaine en bordure de l’Himalaya avant 2,6 millions d’années » http://en.nicetourisme.com/agenda/e...

PLAN

I La recherche  : prolégomènes, mots clés, thèmes, synthèse

I-2 Activités en laboratoire : les fondamentaux, matériels et méthodes, les collaborations scientifiques et techniques.

I-3 Recherche sur le terrain à l’étranger et directions de programmes de recherche pluridisciplinaire

I-4 L’habilitation à diriger des recherches : Les équilibres bipèdes permanents, origine embryonnaire, morphogenèse, équilibre occluso-postural, conséquences pour l’évolution psychomotrice et comportementale des hominidés

I-5 Actualités des opérations de terrain 2017-2018

I-6 Diffusion des connaissances

I-7 Publications 2015 et 2014

I-8 Catégorie d’articles téléchargeables du Researchgate

I-9 En savoir plus. Deux exemples du changement paradigme : Sahelanthropus et Ardipithecus

1-10 Création d’une association pluridisciplinaire : FREHOPS

I-11 Page et site personnel

II L’Enseignement supérieur

École doctorale ED 227 du Muséum national d’histoire naturelle et de l’Université Pierre et Marie Curie

Programme du séminaire que j’organise et anime à télécharger sur : http://hnhp.cnrs.fr/?-87-ecole-doct...

Thème : Le genre Homo, ses évolutions, émergence de sapiens 29-30-31 mai 2018

Amphithéâtre de la galerie de paléontologie et d’anatomie comparée, Muséum national d’Histoire naturelle, Jardin des Plantes, 2, rue Buffon, 75005 Paris

Programme :

I LA RECHERCHE

Prolégomènes

L’endosquelette qui protège le système nerveux, du tronc cérébral à l’extrémité de la moelle épinière, est semi-érigé chez les grands singes actuels (ponginés-paninés), alors qu’il est verticalisé chez Homo sapiens (Homo sapiens Linné 1758 ou l’Homme anatomiquement moderne). La loge cérébelleuse est plus abaissée. Les grands singes actuels ont le même redressement à la naissance, il leur est commun depuis plus de 14 Ma.

La mandibule qui s’articule avec la loge cérébelleuse, est l’os fossile le plus fréquent, ses mesures et les statistiques sont les mieux documentées du registre paléontologique.

J’ai montré à partir des mesures de la mandibule, que ce redressement neural est d’origine embryonnaire et non pas locomoteur (PhD 1987 et publications). Le redressement a été mesuré par des angles grâce à des téléradiographies de crânes secs et les résultats sont des valeurs statistiques qui ne font que confirmer de nombreux travaux antérieurs. L’originalité de ma recherche n’est pas l’angle sphénoïdal mais l’explication de son émergence avec les simiens et de son augmentation jusqu’à sapiens.

Origine de l’abaissement de la loge cérébelleuse chez l’embryon humain. Dambricourt CRAS 1988
Les flèches et les axes sont rajoutés pour visualiser le sens de la cinétique

L’animation de la John Hopkins University, Paidas, Hutchins, Moreale, (2001) montre que le redressement est un processus embryonnaire qui s’achève avant la croissance foetale :

http://virtualhumanembryo.lsuhsc.ed...

L’embryogenèse ancestrale partagée par les grands singes actuels et fossiles (illustrés par leur mandibule et leur denture quand la base est manquante), est donc plus ancienne que celle d’ espèces dont le tronc cérébral et la moelle épinière sont verticalisés, le cervelet plus abaissé. Ces espèces réunissent Australopithecus, Paranthropus, Kenyanthropus et Homo . Toutes les espèces fossiles d’Homo ont un cervelet plus haut que sapiens.

Ce sont les valeurs angulaires et les coefficients de corrélations qui permettent de comprendre qu’une évolution de l’embryogenèse commune aux ancêtres des ponginés et des paninés est à l’origine des homininés, et qu’elle s’est renouvelée entre une espèce du genre Homo et sapiens selon les modalités des équilibres ponctués (et non pas gradualiste). Cette évolution a prolongé le redressement embryonnaire (le tronc cérébral pour la partie céphalique), elle a complexifié l’embryogenèse du système nerveux.

Les conséquences psychomotrices au seuil de la verticalité neurale sont considérables mais ne font pas encore l’objet de recherches systématiques. Pourtant il est nécessaire d’intégrer le redressement du tronc cérébral et la position instable du cervelet dans la compréhension du développement des capacités cognitives. La psychomotricité a nécessairement évolué avec le redressement du système nerveux, et un seuil critique, l’avènement d’une verticalisation interne permanente à partir des homininés (Australopithecinés-Homo).

Depuis plusieurs années, je montre dans mes cours (École doctorale, AgroParisTech, écoles d’ostéopathie) que c’est la position verticalisée du cervelet et ses conséquences psychomotrices qui constituent le rubicon entre les grands singes, Homo, les autres hominiens. C’est le fil directeur de mon HDR.

En définitive, c’est l’ensemble du système nerveux, central et périphérique, qui doit être considéré d’un point de vue anatomo-squelettique et cognitif, et son évolution par rapport à l’axe de gravité du corps depuis les premières semaines de son développement embryonnaire.

Invitée à discuter lors du colloque inter-académique à l’Académie des sciences en 2004 avec Yves Coppens, Brigitte Senut, Michel Brunet et Timoty White, j’ai montré que Ardipithecus et Sahelanthropus ne remettent pas en cause le seuil angulaire du redressement embryonnaire qui distingue un grand singe au SN semi-érigé et un homininé au SN érigé.

DAMBRICOURT MALASSÉ, A., 2006. La question des origines de la lignée humaine : les modèles évolutionnistes confrontés aux fossiles, implications en orthopédie et posturologie. Les Cahiers du Centre d’Étude de l’Ostéopathie de la Posturologie et Sciences Annexes, 4 : 38-57.

DAMBRICOURT MALASSÉ, A., 2010. The relationships between occlusion and posture in the hominid lineage, implications for the transition between Mesolithic and Neolithic populations. Original synthetic article. International Journal of Modern Anthropology, vol. 3 : 14-63.

Mots clés

évolution, hominidae, verticalité endosquelettique, sphénoïde, base du crâne, occlusion dentaire, canaux semi-circulaires, embryogenèse, hétérochronies, neurulation, systèmes dynamiques, contraction cranio-faciale, complexités croissantes du système nerveux, modélisation, effets de seuil et émergence, cervelet, développement psychomoteur et pensée symbolique, conscience réfléchie, hominisation (anatomie liée à la verticalité), humanisation (comportements consécutifs à la verticalisation du système nerveux dès la naissance), Asie continentale (Chine, Inde, Pakistan).

Thèmes

- Depuis 1990 : Les origines embryonnaires du redressement du système nerveux depuis le tronc cérébral dans la lignée humaine, ses corollaires cranio-faciaux et psychomoteurs

- Depuis 1995  : Le processus d’hominisation en Asie continentale (Asie centrale et Asie du Sud)

Homo erectus, Homo neanderthalensis, Homo sapiens robustes et graciles

Directions de Mission de terrain (Pakistan, Inde), collaborations (Chine)

En 2009 : découverte de la présence d’une espèce humaine ou hominienne dès 2,6 Ma dans le Haut Bassin de l’Indus, (Siwaliks, Inde)

- Depuis 1996  : L’histoire des théories de l’hominisation dans les sciences naturalistes occidentales de J.B Lamarck au XXIème siècle.

Les articles sont téléchargeables sur researchgate https://www.researchgate.net/profil...

Synthèse

1982-2017 : 35 années de recherche au Muséum, confirment la découverte des origines embryonnaires du redressement du système nerveux depuis le tronc cérébral, des premiers primates (base du crâne adulte plate) à Homo sapiens, par suite de la complexification de l’organogenèse neurale (embryogenèse) et selon le mode des équilibres ponctués.

Des facteurs dynamiques s’ajoutent aux références classiques de la paléontologie  : génétiques, épigénétiques et fonctionnels. L’approche embryonnaire dynamique apporte des connaissances complémentaires, innovantes et non orthodoxes ou contre-intuitives : la locomotion n’est pas à l’origine du redressement du système nerveux.

I-2 ACTIVITÉS EN LABORATOIRE

LES FONDAMENTAUX

Établie depuis plus de 30 ans à l’Institut de Paléontologie Humaine de Paris (IPH, Fondation Prince Albert 1er de Monaco), ma recherche bénéficie d’une collection exceptionnelle réunissant la primatologie, l’anthropologie et la paléontologie humaine (originaux et moulages) complétée par celles des départements du Muséum (Musée de l’Homme, Anatomie comparée, Paléontologie).

Je montre que si l’origine des hominidés se définit par l’acquisition de la bipédie permanente, celle-ci n’est pas la cause mécanique post-natale du redressement axial de l’exosquelette selon le modèle de Lamarck (1802) repris par Darwin (1871).

Le redressement concerne le système nerveux central et il précède la naissance, donc la marche. Il est interne, axial et endosquelettique, c’est à dire qu’il s’observe du centre de la base interne du crâne jusqu’au canal médullaire de la dernière vertèbre. J’ai montré que ce redressement est un processus embryonnaire, qui suit la complexification de l’embryogenèse céphalo-caudale du système nerveux (l’axe antéro-postérieur initialement horizontal du tube neural). Cette complexité croissante se traduit à l’extrémité céphalique (le futur encéphale), par des mouvements complexes qui provoquent la brisure de l’axe horizontal de l’embryon à partir du centre de la base du crâne (la loge de l’hypophyse). La partie du tube neural qui se redresse est le tronc cérébral et la moelle épinière, le cervelet suit le mouvement. Cette « brisure » a commencé avec les singes (39 Ma) et elle se mesure avec l’angle sphénoïdal depuis Paul Broca. C’est une des mesures les plus anciennes de l’anatomie comparée des primates et une des plus emblématiques de la phylogenèse de l’espèce sapiens. Sa valeur est bien connue chez les espèces actuelles de primates et elle distingue à la naissance les prosimiens (absence de flexion, y compris Tarsius), les petits singes (début de flexion), les grands singes (redressement plus avancé mais semi-redressé) et Homo sapiens (redressement au stade de la verticalité).

La bipédie permanente est un effet de seuil angulaire, d’origine embryonnaire, lié à une complexification de l’embryogenèse des grands singes. Ce redressement par palier angulaire implique une évolution des gènes homéotiques qui régulent l’embryogenèse (gènes « architectes »), des courants moléculaires entre les cartilages de la base (fibres de collagène) et des changements dans les vitesses de migrations cellulaires (neuroblastes) à l’origine des mouvements complexes du tube neural céphalique.

Pour comprendre l’origine des homininés, ce n’est donc plus en terme de bipédie qu’il convient de raisonner (origine locomotrice - exosquelette), mais en terme de verticalité axiale du système nerveux, du centre de la base du crâne au sacrum (origine neurale-endosquelette). Elle est acquise chez Homo sapiens au terme des 8 semaines du développement de l’embryon. La bipédie permanente en est la conséquence, l’apprentissage psychomoteur d’un équilibre axial désormais verticalisé et plus instable (petite surface du polygone de sustentation, cervelet en position instable) fut nécessairement réorganisé (HDR, 2011). Les extrémités et les articulations du squelette appendiculaire montrent différentes adaptations locomotrices pour une même embryogenèse axiale (ex : Pongo, Pan, Gorilla).

MATÉRIELS ET MÉTHODES

Acquisition de la banque de données biométriques

- 1 La téléradiographie numérique de crânes : Homme de Cro-Magnon, Homme de Néanderthal de la Chapelle-aux-Saints, coll. Musée de l’Homme ; Homme de Qafzeh, des centaines de crânes humains, de grands singes et de singes, coll. IPH et Anatomie comparée.

- 2 Des scanners 3D  : fœtus humains, coll. Musée de l’Homme, foetus de Gorille, de crânes de chimpanzés et de moulages, coll. IPH, scanners d’Australopithecus d’Afrique du sud.

Ces acquisitions permettent l’application de protocoles métriques intra et exocrâniens qui corroborent la notion de « cranio-sacral therapy » des ostéopathes s’appuyant sur les dynamiques sphénoïdales (les zones de croissance, ou synchondroses, où les vecteurs de croissance suivent des rotations). Le sphénoïde est l’os impair situé au centre de la base du crâne avec des extensions latérales (les tempes), et au sein duquel s’ordonnent les équilibres entre l’occlusion dentaire et la posture vertébrale avant l’âge de 6 ans (ou éruption de M1, M.J. Deshayes 2013).

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Protocole biométrique des relations morphologiques entre la base du crâne et la face appliqué au Cercopithecidae, à Homo sapiens, aux paninés et aux homininés

Exemple de publications avec comité de lecture, des mesures et des statitistiques (mandibules, base exocrânienne, base endocrânienne) et des protocoles  :

DAMBRICOURT MALASSÉ, A., MARTIN J.P., de KERVILER, E., 2000. Neural tube, spheno-occipital flexion and semi-circular canals in fossil and modern hominids. Acta Anthropologica Sinica, suppl. Vol. 19 : 82-89.

DAMBRICOURT MALASSÉ, A., MARTIN, J.P., de KERVILER, E., 2000. Approche biodynamique des angulations de la base du crâne de l’embryogenèse à la morphogenèse postnatale, In : L’identité humaine en question. Nouvelles problématiques et nouvelles technologies en paléontologie humaine et en paléoanthropologie biologique, P. Andrieux, D. Hadjouis, A. Dambricourt Malassé (Eds), Editions Artcom, 24-43.

DAMBRICOURT MALASSÉ, A. 2002 Nouvelles approches de l’évolution crânienne des Homo erectus de Java. In : Actes du Colloque International « Origine des peuplements et chronologie des cultures paléolithiques dans le Sud-Est asiatique ». Sous la direction de F. Sémah, C. Falguères, D. Grimaud Hervé, A.M. Sémah. Editions Artcom : 377-396.

DAMBRICOURT MALASSÉ, A. 2005 Un nouvel angle de la base pour une meilleure compréhension de la morphogenèse basi-crânienne des hominidés et des modalités évolutives. In : « Biométrie et anthropologie de la tête, de la face et du cou », Biométrie Humaine et Anthropologie, 23 : 1-2 : 53-62.

DAMBRICOURT MALASSÉ, A. 2010 The relationships between occlusion and posture in the hominid lineage, implications for the transition between Mesolithic and Neolithic populations. Original synthetic article. International Journal of Modern Anthropology, vol. 3 : 14-63.

COLLABORATIONS SCIENTIFIQUES ET TECHNIQUES

Université de Technologie de Compiègne (UTC) avec Marie-Christine HOBATHO, ex dir. l’UMR 7338 BioMécanique et BioIngénierie (BMBI), directrice à la Recherche de l’UTC à compter du 1er octobre 2017.

Hôpital Américain de Paris, Dr. Fabienne LALLOUET, médecin-radiologue

- I : Reconstitution 3D de la base interne du crâne d’ Homo erectus pekinensis

- II : Programme Biomorphos : Test des corrélations entre le degré de redressement de la loge cérébelleuse et la conformation du fémur chez les grands singes, Homo sapiens et Homo neanderthalensis.

I-3 -RECHERCHE SUR LE TERRAIN A L’ÉTRANGER & DIRECTIONS DE PROGRAMME DE RECHERCHE

Recherches de sites paléoanthropologiques en Asie continentale depuis 1996 (Pakistan, Inde, Chine)

- 1 Dans le bassin supérieur de l’Indus avec des équipes dont j’assure la direction pour le compte du Ministère des Affaires Étrangères :

Hindou Kouch, Pakistan, 1996-1998

industrie lithique de Lasht-Savalior- Hindou Kouch
© A. Dambricourt Malassé

Les Siwaliks, Punjab, Inde, 2003- actuel

Direction d’une équipe de 7 chercheurs, 2012-2018 voir la page de l’UMR : http://hnhp.cnrs.fr/?707-Siwaliks-l...

Et la page des missions avec le détail des publications : http://siwaliks-hominid.com/

Découverte d’un site préhistorique du Pliocène final dans les Siwaliks

Vue sur l'anticlinal fossilifère de Masol © A. Dambricourt Malassé {JPEG}

Vue sur l’anticlinal pliocène fossilifère de Masol, © A. Dambricourt Malassé

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Collecte de fossiles pliocènes avec des villageois de Masol en 2015 © A. Dambricourt Malassé

- 2 En Chine du Sud depuis 2009 : collaboration aux programmes d’expertise, d’études et de valorisation du patrimoine préhistorique de la Province du Guizhou avec : Pr. ZHANG Pu (Institut des karsts et ressources montagneuses du Guizhou, Académie des sciences du Guizhou) en partenariat avec CAO Bo (Institut des Vestiges culturels et d’Archéologie du Guizhou). Membre du comité d’experts du Muséum provincial du Guizhou depuis novembre 2016.

publications 2014 : http://quaternaire.revues.org/7078

http://plasticites-sciences-arts.or...

I-4 HABILITATION A DIRIGER DES RECHERCHES juin 2011

avec les félicitations à titre exceptionnel.

Université de Technologie de Compiègne (UTC)- École doctorale « Biomécanique-Bioingénierie ». Directrice Marie-Christine HOBATHO

Les équilibres bipèdes permanents, origine embryonnaire, morphogenèse, équilibre occluso-postural, conséquences pour l’évolution psychomotrice et comportementale des hominidés

HDR 24 juin 2011
Anne Dambricourt Malassé, Marie Christine Ho Ba Tho, Yves Coppens, Sandra Joffroy, Jean Louis Heim, Vincent Fleury, Djillali Hadjouis © Joëlle Dautricourt

http://hnhp.cnrs.fr/IMG/pdf/HDR_Ext...

Vidéo 2015 CNRS de Vincent FLEURY, membre du jury, montrant la réalité des dynamiques embryonnaires qui conditionnent la future organisation cranio-caudale : https://lejournal.cnrs.fr/videos/la...

I-5 ACTUALITÉS 2016-2018

  • EN LABORATOIRE

Je mets au point un protocole métrique endocrânien afin d’observer les corrélations angulaires entre le redressement de la pente sphéno-basilaire et l’orientation des pyramides pétreuses qui constituent la face antérieure de la fosse cérébelleuse et conditionnent la position de la mandibule.

Matériels : Homo sapiens, Homo erectus asiatique (crâne III des Sinanthropes), série ontogénétique de chimpanzé

Méthodes : scanners

Les règles de la nomenclature sont strictes : elles imposent la conservation de la définition binominale donnée à la première espèce décrite. Depuis Linné, 1758, Homo sapiens définit la seule espèce d’homininé actuelle (Homme anatomiquement moderne), cette définition s’applique à tous les stades depuis l’embryogenèse.

Ce protocole peut s’appliquer à des crânes incomplets tel que de Jebel Irhoud 1 qui a servi à la reconstitution de Jebel Irhoud 10, il permet de vérifier si le redressement embryonnaire est bien celui de sapiens sensu stricto ou si le crâne est toujours au stade d’Homo comme les derniers néandertaliens, car sa loge cérébelleuse est haute.

  • SUR LE TERRAIN : ASIE

Chine du sud, Province du Guizhou du 10 novembre au 6 décembre 2016. Chargée de mission.

  1. Invitation du Pr. Zhang Pu, Institut des karsts et recherches montagneuses du Guizhou, Académie des sciences, Guiyang. Objectifs : mise en place d’une coopération pour l’étude d’un site en grotte, district de Bijie. Expertise de collections.
  2. Invitation du Conté de Jiangkou et du district de Lianglou, Objectifs  : expertise de sites en grotte
  3. Le nouveau Muséum provincial du Guizhou : membre d’un comité d’experts pour le patrimoine du Guizhou.

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Li, Cao Bo, Zhang Pu, ADM, Han Hong (directeur), You Qiansheng, Cheng (vice-directeur)

Inde du Nord, Pendjab, site de Masol

Direction de la mission préhistorique « Siwaliks » depuis 2012 avec le parrainage d’Yves Coppens. Chef de la « Mission Archéologique Française en Inde » du Ministère des Affaires Étrangères et du Développement International 2012-2014.

Partenaire indien : la Society for Archaeological and Anthropological Research (SAAR), de Chandigarh, président, Dr. Mukesh Singh.

Direction des opérations de terrain : 11 février au 3 mars 2017 avec le soutien financier de l’ambassade de France en Inde et de l’UMR 7194 : fouille de limons fossilifères en place (Masol 1) et prospections ; dégagement du premier outil en place dans les limons de plus de 2,6 Ma à une cinquantaine de mètres des traces de boucherie (tibia de bovidé) et nouvelles traces de découpe sur un tibia de grand herbivore.

The Times of India

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Masol 6 Nord, prospection dans les limons fossilifères en cours d’érosion avec Dominique Cauche, Mukesh Singh, Surrinder Pal, photo A. Dambricourt Malassé, février 2017.

Direction des travaux de laboratoire  : paléomagnétisme, datations ESR et par les cosmonucléides, minéralogie des limons de la fouille, technotypologie des artéfact de 2017.

- XVIIIème congrès de l’UISPP, 4-9 juin 2018, Paris

2 interventions avec les membres de la coopération franco-indienne.

Planification des projets franco-indiens 2019-2023 en concertation avec les membres de l’équipe Siwaliks et la SAAR.

- Publications : Comptes Rendus Palevol- Académies des sciences section Paléontologie humaine et Préhistoire

Rédacteur en chef invité du fascicule thématique : « Human origins in the Indian sub-continent », février-mars 2016.

Préface Yves COPPENS,

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Traces de boucherie sur un métapode de bovidé, 2.6 Ma (copyrigth Dambricourt Malassé)

Les traces sont fossilisées et leurs tailles sont largement supérieures à celle des grains de sable encaissants, le « trampling » n’est certainement pas la cause de ces traces.

PDF de la démonstration de la gestuelle intelligente et intentionnelle :

Démonstration Traces de boucherie

- 24 janvier 2016 : A l’occasion de la visite présidentielle en Inde, le Ministère des Affaires Extérieures (New Delhi), et l’Ambassade de France annoncent la découverte d’activités anthropiques de 2,6 millions d’années dans les piémonts himalayens (traces de boucherie), à Masol, Siwaliks.

- Exposition consacrée à la découverte de Masol sur décision du Gouvernement indien

- Organisation scientifique de l’exposition intitulée par Chandigarh « Redefining Our Past : Tracing The Earliest Human Activity in The World »

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Inauguration de l’exposition sur Masol avec Mukesh SINGH, le Premier Ministre de l’Inde, Narendra MODI et le Président de la République, François HOLLANDE en présence des Ministres Laurent Fabius, Jean-Yves Le Drian, Michel Sapin, Ségolène Royale et Fleur Pellerin.

Voir le détail de la diffusion nationale et internationale sur

- Site de la Mission, page de l’UMR : http://hnhp.cnrs.fr/?707-Siwaliks-l...

- Site « Siwaliks » : http://siwaliks-hominid.com/

- Récente grande vulgarisation : Science et Vie, juillet 2017.

Les Implications

Cette découverte corrobore l’hypothèse d’une très grande ancienneté de l’émergence du genre Homo parallèle à Australopithecus, celle du Praeanthropus d’Yves Coppens et Brigitte Senut (ou Homo ? ). L’hypothèse s’appuie également sur les données paléontologiques, morphogénétiques et paléo-embryonnaires, relatives à la base du neurocrâne et à la face. Les Paranthropes d’Afrique de l’Est - Paranthropus boisei - KNM ER 406 au Kenya et OH 5 en Tanzanie, sont deux exemples d’évolutions embryonnaires parallèles et plus tardives (post-sphénoide très redressé par rapport à Australopithecus et Homo).

I-6 DIFFUSION DES CONNAISSANCES

- La Fête de la Science 15 octobre 2016, Institut de Paléontologie Humaine

Proposition et coordination de la projection d’un film documentaire « L’étincelle de l’Art », et animation d’un débat entre l’auteur, Isabelle Chemin et le directeur de l’Institut de Paléontologie Humaine, Henry de Lumley. http://www.fondationiph.org/spip.ph...

- Journées Européennes du Patrimoine, 17-18 septembre 2016. Institut de Paléontologie Humaine. Contribution aux conférences présentées par Eva Daschek.

- Journées nationales d’Archéologie 17 et 18 juin 2016, « D’où venons-nous ? Qui sommes-nous ? », 4 conférences et présentation des collections de l’Institut de Paléontologie Humaine en partenariat avec la Fondation. http://www.fondationiph.org/spip.ph...

- Visite en anglais des collections de l’Institut de Paléontologie Humaine, avec le Pr. Henry de Lumley, pour la LEAKEY Foundation, 21 mai 2016.

Le Pr. Henry de Lumley et des membres de la Fondation Leakey dans la salle de collection d’anthropologie (photo A. Dambricourt Malassé)

- « Paris Face Cachée » 6 février 2016 « L’Homme fossile » 2 conférences pour l’Institut de Paléontologie Humaine.

- Journées Européennes du patrimoine 2015 : Institut de Paléontologie Humaine, samedi 19 septembre 2015

http://www.fondationiph.org/spip.ph...

- Sixième édition de « La Science de l’Art » : « MEMOIRE »

Collectif pour la culture en Essonne. Conseil départemental de l’Essonne et la Région Île-de-France, Université d’Évry-Val-d’Essonne, 20 novembre 2015.

Colloque : « Mémoires singulières. Mémoires plurielles » suivi d’un débat entre Edgar Morin et Patrick Curmi, Président de l’Université d’Évry.

Intervention : « Une mémoire évolutive sous-jacente à l’émergence des symboles ».

Publication dans les actes du colloque « Mémoires singulières. Mémoires plurielles », l’Harmattan.

1-7 PUBLICATIONS 2015 et 2014

  • A. DAMBRICOURT MALASSÉ , Rachna RAJ, S. SHAH, 2015. Orsang Man : a robust Homo sapiens in Central India with Asian Homo erectus features. In A. R. Sankhyan, Recent Discoveries and Perspectives in Human Evolution, British Archaeological Record, International Series 2719, Oxford, 87-92.
  • TOURÉ C. O., DAMBRICOURT MALASSÉ A., 2015. Preliminary results on the first paleontological, anthropological and archaeological Pleistocene locality in Adrar, Mauritania. In A. R. Sankhyan, Recent Discoveries and Perspectives in Human Evolution, British Archaeological Record, International Series 2719, Oxford, 81−86.
  • ZHANG P., DAMBRICOURT MALASSÉ A., CAO Z., LALLOUET F., 2014 Le potentiel paléoanthropologique et archéologique du karst de Yanhuidong (Tongzi), Province du Guizhou, Chine du sud. Quaternaire, 25, 3 : 271-285.
  • DAMBRICOURT MALASSÉ A., 2014 La théorie synthétique de l’évolution de Pierre Teilhard de Chardin, son origine naturaliste, son actualité en sciences humaines, ses questionnements ontologiques implicites. In : Les sciences face à la Création, Éditions de l’Emmanuel, Presse Universitaire de l’ICES : 249-315.

Liste des publications 1988-2016

Liste des interventions scientifiques et pays depuis 1988

I-8 LES ARTICLES TÉLÉCHARGEABLES

  • Protocole biométrique de la contraction cranio-faciale, croissance, occlusion, distinction de Sapiens avec les valeurs angulaires de la base du crâne d’origine embryonnaire
  • Rôle de l’embryogenèse, tube neural, base du crâne, canaux semi-circulaires chez l’Homo sapiens, Gorilla, Pan et les espèces fossiles
  • Reconstitution des capacités phonatoires, Néandertaliens
  • Les missions, l’évolution du genre Homo en Asie
  • Macroévolution, phylogenèse, gènes homéotiques, équilibres ponctués, Modélisation, Biologie théorique
  • Intérêt pour l’ostéopathie, la posturologie
  • Comportements rituels

I-9 EN SAVOIR PLUS

Depuis ma thèse (1987) j’ai rappelé que la base du crâne (le sphénoïde et le basi-occipital) se forme plate chez les embryons de primates, comme chez n’importe quel vertébré. J’ai retrouvé les travaux de Levi (1900) qui décrit chez l’embryon d’ Homo sapiens, le passage de la forme plate à la forme « coudée » ; il décrit la rotation du sphénoïde suivi du redressement du basi-occipital qui conditionne la position du trou occipital. Levi n’en avait pas expliqué le mécanisme. J’ai alors démontré que ce sont les mouvements de la partie céphalique (futur encéphale) du tube neural, qui provoquent ces cinétiques : la cause du redressement axial est interne et phylogénétique et non pas externe et locomotrice (cf Lamarck et Darwin et des scénarios encore répandus en préhistoire) .

Cette découverte et le changement de paradigme qui en découle, comme le soulignent les experts depuis la thèse et l’HDR, ont été publiés dès avril 1988 dans les Comptes Rendus de l’Académie des Sciences, après leur présentation par le paléontologue Jean Piveteau, en séance hebdomadaire.

Jusqu’à ce jour, aucun fossile n’a contredit le redressement neural embryonnaire et les conséquences conceptuelles : l’innovation avec les hominidés est la disparition de la locomotion quadrupède et la position instable du cervelet, et non pas l’usage de la bipédie déjà présente chez les grands singes.

Le crâne de Sahelanthropus avec son croc (la canine est cassée et fendue alors que la racine est longue et puissante) et son palais upsiloïde est celui d’un grand singe. L’angle sphénoïdal devrait être mesuré pour vérifier s’il a réellement dépassé la valeur néo-natale des paninés actuels (Gorille, Chimpanzé), car la position avancée du trou occipital résulte d’une erreur de la reconstitution virtuelle. Le basion est placé à la hauteur de la scissure de Glazer, alors que la pyramide pétreuse ne le permet pas, même chez l’Homo sapiens. Le trou occipital est nécessairement plus en arrière que sur la reconstitution virtuelle.

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Ardipithecus ARA-VP-6/500 daté de 4,4 Ma, n’a pas de loge cérébelleuse et de sphénoïde conservés, mais ses crocs indiquent un équilibre de la face en porte-à-faux sur la colonne vertébrale, donc un tronc cérébral semi-érigé permettant encore la quadrupédie comme le confirme le squelette locomoteur. La base ARA-VP 1/500 est celle d’un Australopithecus, collectée sur un autre site à près d’1 km de distance, et dans des couches datées de 3,9-3,8 Ma. L’association de la base et du crâne crée une chimère, un non-sens occluso-postural et basi-cranio-facial (Dambricourt Malassé 2010).

La bipédie d’Ardipithecus plus affirmée que celle des paninés actuels ne signifie donc pas que son tronc cérébral était verticalisé. L’embryogenèse de ce genre éteint n’a pas dépassé le seuil toujours visible avec les paninés.

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Identifier Homo sapiens

Chez Homo sapiens, la position du trou occipital est en place à 8 semaines intra-utérine, bien avant le redressement de la tête et l’expansion des hémisphères cérébraux. Cette position est la conséquence de la rotation du complexe basi-sphénoïde basi-occipital. Ce complexe se nomme alors clivus ou pente sphéno-basilaire.

Homo sapiens a le trou occipital le plus abaissé de tous les primates ; les espèces plus anciennes définissent le genre Homo, elles ont en commun un trou occipital plus haut à cause d’une pente sphéno-basilaire moins redressée. Chez l’Australopithèque, la pente est redressée mais différemment. L’endosquelette axial est vertical, l’équilibre psychomoteur est celui d’une bipédie au sol exclusive, il est contraint par la structure acquise avant la naissance.

J’ai observé ces pentes à l’aide de téléradiographies ou de scanners de spécimens d’Homo neanderthalensis, d’Homo erectus, d’ Homo heidelbergensis, la position du clivus et du trou occipital est plus haute que Sapiens, autrement dit, elle correspond au redressement embryonnaire qui précède Sapiens.

Chez les grands singes - orangs-outans, gorilles et chimpanzé - à la naissance le clivus est incliné vers l’arrière, le trou occipital est donc encore plus haut. Leur endosquelette axial montre le même degré de redressement embryonnaire, moins avancé qu’Homo et les Australopithécinés. Ensuite, après la naissance, l’ensemble remonte, c’est la « bascule occipitale » négative des primatologues et formalisée mathématiquement par Delattre et Fenart (CNRS 1960). L’équilibre axial est alors porté par les quatre membres, l’équilibre bipède bien présent chez l’enfant, devient occasionnel avec la croissance.

Cette dynamique embryonnaire interne a donc au moins 20 millions d’années, c’est elle qui est à l’origine de la dynamique interne des hominidés sensu-stricto, i.e. en équilibre bipède exclusif (Brigite Senut). Cette communauté de STRUCTURE INTERNE est donc première dans l’ontogenèse, elle n’est pas prise en compte dans les critères taxonomiques.. On lui préfère des structures plus tardives dans le développement fœtal, comme la forme interne de la voûte qui épouse celle des lobes du cerveau (télencéphalisation de Teilhard, Weidenreich, J. Anthony).

L’embryogenèse du chondrocrâne montre que ce n’est pas la croissance du lobe occipital et celle du cervelet qui expliquent leur position reculée chez les néandertaliens ou abaissée vers l’avant chez Homo sapiens Linnaeus 1758, ce sont les modalités de croissance des synchondroses du sphénoïde et du basi-occipital dès la neurulation qui en sont la clé. On ne peut en faire l’économie dans la définition de sapiens et donc pour son identification dans le registre fossile.

Très peu d’articles montrent la région endocrânienne de la base d’une espèce fossile. Lorsqu’un scanner est publié, le degré de redressement se voit facilement, il est cohérent avec la structure basicranienne et faciale du fossile liée au redressement. Cette unité structurelle s’objective par des angles exocrâniens (ex : frontalisation des rochers, ouvertures angulaires de l’arc dentaire, angle d’inclinaison de la symphyse mandibulaire).

Dès les premières publications d’Homo floresiensis, les scanners montraient un redressement d’Homo habilis cohérent avec la structure basi-cranio-faciale. Celle-ci est donc mise en place au cours du développement intra-utérin et ce n’est pas celui d’ Homo sapiens.

Pour savoir si un crâne, quel que soit le stade de sa croissance, est un Homo sapiens , il convient d’appliquer la diagnose qui suit la chronologie du développement. Si l’angle du redressement embryonnaire axial et les angles qui en sont tributaires dans le plan transversal, comme dans le plan sagittal, sont différents d’ Homo sapiens (par exemple la bascule occipitale), le seuil de rotation qui le caractérise n’a pas été dépassé.

La forme de la voûte et sa capacité ne suffisent pas à la diagnose.

Depuis plusieurs années, je montre dans mes cours (École doctorale, AgroParisTech, écoles d’ostéopathie) que c’est la position verticalisée du tronc cérébral et du cervelet et les conséquences psychomotrices, qui constituent le rubicon entre les grands singes, Homo et autres hominiens, puis entre Homo et sapiens. C’est le fil directeur de mon HDR.

I-9 ASSOCIATION PLURISDISCIPLINAIRE

FREHOPS : Fédération des Recherches sur l’Évolution Humaine, l’Ostéopathie et la Posture au Service de la Santé Association loi 1901, Id. n °W913008541

Président d’Honneur : Yves COPPENS

Président Fondateur : Bernard AUTET (fondateur de l’Institut Toulousain d’Ostéopathie)

Vices-Présidentes Fondatrices : Anne DAMBRICOURT MALASSÉ et Sandra JOFFROY (Vice Doyen de l’Université de Toulouse III, Paul Sabatier)

Secrétaire général : Djillali HADJOUIS (Laboratoire Départemental d’Archéologie du Val-de-Marne)

L’association a été créée pour palier aux notions lacunaires dans l’enseignement de la paléontologie humaine, en embryogenèse, dynamique des fluides, équilibre cranio-palatin, équilibre occluso-postural des structures, apprentissage psychomoteur etc...

I-10 PAGE et SITE PERSONNEL

page Anne Dambricourt Malassé google+ :

https://plus.google.com/11834593205...

Site personnel  : www.annedambricourt.com

Je n’ai jamais signé de pétition en juillet 2005 en faveur de l’Intelligent Design (intox du Monde relayée par Wikipedia).

L’orientation géométrique de l’évolution de la mandibule et de la base du crâne consécutive au redressement embryonnaire, est un constat mathématique, objectivé par des mesures sur des échantillons significatifs. Les discontinuités angulaires caractérisent le dépassement d’un seuil angulaire inchangé pendant des millions d’années.

26 experts internationaux : http://www.annedambricourt.com/agrements

Depuis 20 ans pas un seul prétendu « contradicteur » n’a été capable d’invalider dans une revue scientifique, 1° l’interprétation des origines internes et phylogénétiques du dernier seuil de la verticalisation neurale : Homo sapiens et 2° le bien-fondé des expertises adressées au CNRS.

« Ce que je vois en tant que scientifique, c’est que, dans cette sorte de mouvement vers une matière toujours plus complexe, toujours mieux organisée, toujours plus consciente, nous traversons d’innombrables vicissitudes, mais qu’une certaine direction, elle, demeure bien respectée, comme un cap. Le mouvement qu’Anne Dambricourt décrit est une réalité, il ne faut pas se voiler la face. Il est tout à fait passionnant de découvrir des mouvements évolutifs dont on n’avait pas encore tenu compte... Qu’il y ait une logique interne, c’est un constat. Quand Anne Dambricourt dit qu’elle voit à l’œuvre une tendance de la nature à se développer dans une certaine direction, je la crois et je l’approuve ». Yves Coppens 2010

Ces mécanismes renvoient aux sciences de la complexité qui constituent un champ de recherche en biologie théorique et ma recherche s’inscrit dans ce cadre de la recherche fondamentale.

L’expression « dirigé » pour qualifier les processus que je décris sur les très longues durées géologiques est inappropriée et sans rapport avec l’étude des seuils angulaires.