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MOUNIER Aurélien

- Fonction(s)

Chargé de recherche (CR) – CNRS

- Coordonnées

aurelien.mounier@mnhn.fr

am2099@cam.ac.uk

Musée de l’Homme, 17, place du Trocadéro, 75016 Paris

-  Structures de Rattachement

  • Muséum national d’Histoire naturelle, Département Homme et Environnement, UMR 7194 du CNRS : « Equipe I - Dynamique des premiers peuplements humains »

For more information about my research interests please visit this website (in English).


En tant que paléoanthropologue, mes recherches portent sur l’histoire évolutive de la famille humaine et sur les processus évolutifs qui ont façonné notre espèce, H. sapiens. Dans ce cadre général, j’étudie l’enregistrement fossile du genre Homo au travers d’approches interdisciplinaires basées sur l’utilisation de méthodes et d’outils informatiques innovants.

Au sein de l’UMR 7194 HNHP, j’anime avec Camille Daujeard la thématique transversale OEPP (Origine et Evolution des Populations humaines au Pléistocène moyen et inférieur) dont l’objectif est de coordonner des projets de recherches transversaux sur l’évolution et l’origine du genre Homo au Pléistocène inférieur et moyen. Plus particulièrement, OEPP s’intéresse à la transition entre les deux périodes, qui voit l’apparition de changements climatiques et environnementaux importants, ainsi que des innovations culturelles et biologiques au sein de la lignée humaine.

Je collabore à différents projets de recherche (i.e. Gravett’os, Hobis) et je participe à des fouilles archéologiques (i.e. In Africa project). Par ailleurs, je développe un nouveau projet de fouilles archéologiques dans l’Ouest Turkana au Kenya (le projet Trans-Evol) en collaboration avec le LCHES (University of Cambridge), le Turkana Basin Institute, et les National Museums of Kenya.

Enfin, je suis corédacteur en chef des BMSAP (Bulletins et Mémoires de la Société d’Anthropologie de Paris), journal scientifique d’anthropologie biologique (voir ci-dessous).


Thèmes de Recherche

- Origine du genre Homo : Systématiques des hominines du Pléistocène

Mon premier thème de recherche s’intéresse à la reconsidération de la diversité morphologique de l’enregistrement fossile du genre Homo. L’objectif est de permettre la réévaluation de la classification de notre genre qui est le sujet de nombreux débats. Plus particulièrement, je m’intéresse à la validité de certains taxons d’hominines qui jouent un rôle important dans la compréhension de moments clés de l’histoire évolutive du genre Homo.

J’ai, par exemple, travaillé sur la validité et la définition d’Homo heidelbergensis Schoetensack, 1908, qui est au cœur des débats sur l’origine commune des néandertaliens et des hommes modernes. J’ai utilisé différentes approches pour analyser l’enregistrement fossile du Pléistocène : la morphologie comparée, la phénétique (taxonomie numérique basée sur des caractères morphologiques codés) et la morphométrie géométrique 3D (basée sur des points-repères décrivant une morphologie dans l’espace). Mes résultats m’ont amené à valider H. heidelbergensis et à proposer une définition révisée de cette paléo-espèce du Pléistocène moyen (voir, Mounier, 2009 ; Mounier et al. 2009 ; Mounier, 2011 and 2012).

Je concentre désormais mes efforts sur la fin du Pléistocène moyen en Afrique et l’origine d’H. sapiens d’une part, et sur la transition Pléistocène inférieur – Pléistocène moyen (voir projet Trans-Evol ci-dessous) d’autre part.

- De la similarité morphologique à la phylogénèse

Mon second axe de recherche s’intéresse à la découverte des relations hiérarchiques entre les différentes populations/espèce d’hominines fossiles et les H. sapiens.

J’ai notamment utilisé la cladistique (basées sur des caractères morphologiques codés) pour clarifier l’évolution des hommes modernes et des néandertaliens (voir, Mounier et Caparros, 2015 ; Mounier et al., 2016).

J’explore actuellement de nouvelles approches méthodologiques pour étudier les relations évolutives à l’intérieure du genre Homo. Par exemple, afin de tester des hypothèses phylogénétiques, je développe des modèles simplifiés de l’évolution (i.e. modélisation phylogénétique) dont l’objectif est d’estimer de morphologies ancestrales possibles en utilisant des techniques de morphométrie géométrique 3D (voir, Mounier et Mirazón Lahr, 2016 ; Mounier, 2018).

- Qu’est ce qui fait l’Homme ?

Enfin, l’histoire évolutive du genre Homo doit-être étudiée dans un cadre théorique large, afin, notamment de comprendre les pressions sélectives qui on régit son évolution. Mon dernier axe de recherche se veut multidisciplinaire et a pour objectif d’intégrer des données culturelles et environnementales à mes travaux de paléoanthropologue.

A titre d’exemple, je m’intéresse au comportement de l’homme et à l’identification d’un comportement humain ’moderne’ (i.e. la modernité culturelle) dans l’enregistrement fossile et archéologique (voir, Mounier et al., 2016 ; Mirazón Lahr et al., 2016).

Par ailleurs, mon rôle dans l’animation de la thématique transversale OEPP (voir ci-dessus) s’intègre parfaitement à cet axe de recherche.


Terrains

- Trans-Evol (Transition Pléistocène inférieure - Pléistocène moyen : Evolution et diversité des fossiles d’hominines en Afrique)

Trans-Evol propose d’ouvrir de nouvelles fouilles archéologiques dans l’Ouest-Turkana au Kenya. Le projet s’intéresse à l’évolution des hominines à la transition Pléistocène inférieur-moyen en Afrique. L’objectif principal étant d’améliorer notre compréhension de la diversité biologique du genre Homo pour cette période. Ce projet s’intéresse néanmoins à la transition de manière globale et inclue de nombreux collaborateurs des différentes disciplines nécessaires au bon déroulement d’une recherche de terrain. Pour plus d’informations.

- In Africa : The role of East Africa in the evolution of human diversity

Ce projet dirigé par Marta Mirazón Lahr (Université de Cambridge) s’intéresse à l’origine de notre espèce Homo sapiens et à sa diversité morphologique en Afrique. Son objectif principal est de découvrir de nouveaux sites archéologiques ainsi que de nouveaux fossiles des premiers représentants de notre espèce, afin de tester des modèles sur l’origine et la diversification d’H. sapiens en Afrique.


BMSAP

Je suis actuellement corédacteur en chef des BMSAP (Bulletins et Mémoires de la Société d’Anthropologie de Paris). Cette revue fondée en 1859 est la plus ancienne revue d’anthropologie biologique au monde. Les BMSAP sont diffusés par Lavoisier depuis 2016. Pour accéder aux numéros précédents : Persée (1864-1999), Open Edition (2000-2009), Springer (2009-2017).

Pour soumettre un manuscrit : redacchef@sapweb.fr