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« Peuplement ancien des Philippines : où ? quand ? comment ? » et « L’exploitation des ressources halieutiques par les premières populations d’Homo sapiens en Asie du Sud-Est insulaire : implications paléo-environnementales et culturelles »

Lundi 14 mai 2018, 13h (Amphi de l’IPH)

par Daujeard Camille - publié le

« Peuplement ancien des Philippines : où ? quand ? comment ? » par Thomas Ingicco (MC, UMR7194, MNHN)

Le premier peuplement des Philippines, daté de 709 000 ans, a été mis en évidence par l’association d’outils lithiques avec une mégafaune aujourd’hui éteinte et présentant, pour certains ossements, des traces de boucherie bien identifiées. Le cadre géochronologique détaillé permet à la fois de mieux connaître les comportements des Homininae présents en Asie au tout début du Pléistocène moyen mais aussi de tester les différentes hypothèses de migrations vers ces îles océaniques dont le peuplement, supposé accidentel, semble s’être produit à de nombreuses reprises sous ces tropiques.

« L’exploitation des ressources halieutiques par les premières populations d’Homo sapiens en Asie du Sud-Est insulaire : implications paléo-environnementales et culturelles » par Clara Boulanger (Doctorante UMR7194)

Durant le Pléistocène supérieur et jusqu’au milieu de l’Holocène, l’Asie du Sud-Est est marquée par des phases de bas et de haut niveau marin qui ont profondément changé les contours des îles et leurs paysages. Le site archéologique de Bubog I, situé sur l’île d’Ilin, au sud-ouest de Mindoro, aux Philippines, a livré un amas coquillier d’origine anthropique ainsi qu’un remplissage allant de la fin du Pléistocène au début de l’Holocène (32000 à 4000 ans BP). L’étude des restes ichtyofauniques et de crustacés décapodes a d’ores et déjà permis d’établir un lien intrinsèque entre stratégies de subsistance et paléo-environnements exploités, au gré des changements climatiques. Ainsi, de la pêche à la collecte, du récif corallien à la mangrove, ces premières populations d’Homo sapiens, qualifiées d’australo-mélanésiennes, ont su tirer profit des différents milieux grâce à l’utilisation de techniques variées. Notre sujet s’attache à étudier ces problématiques sur une aire géographique plus importante qu’est l’Asie du Sud-Est insulaire grâce à l’étude de sites archéologiques inédits aux Philippines et en Indonésie. L’analyse des restes ichtyofauniques et de crustacés décapodes nous renseignera sur les milieux exploités, les techniques de pêche et de collecte utilisées, et ainsi, indirectement, sur les capacités de ces populations à naviguer d’île en île, ceci en comparaison des austronésiens, grands navigateurs du Néolithique, qui ont, les premiers, conquis le Pacifique.